La technologie des lampes à LED ne cesse de progresser et engendre de nouveaux types d'appareils. Parmi les plus étonnants, les micro-projecteurs dont le Pico d'Optoma est un précurseur. « C'est génial, c'est quoi? C'est mortel !», voilà le genre de réactions vécues que suscite la vue de cet appareil qui ressemble à tout sauf à un vidéoprojecteur. « C'est un dictaphone ? Un baladeur ? Un téléphone ?». Non, rien de tout cela, cet objet pas plus gros qu'un smartphone est simplement un projecteur capable de créer une image de 1,5 mètre de diagonale avec seulement 2 mètres de recul. En prime, il ne pèse que 108 grammes (150 environ avec ses batteries).
Le concept est simple et repose sur un projecteur DLP d'une résolution de 576 lignes qui tient dans la poche. Il est autonome puisque chacune de ses deux batteries lui permet de tenir deux heures. Mais les usages restent encore à inventer. Regarder un film au plafond allongé sur son lit, faire une projection data ultra légère (et bluffante), lire une vidéo depuis son baladeur sans se crever les yeux, les possibilités sont nombreuses. D'autant plus que le prix n'est pas excessif (349 €), comme on aurait pu le craindre pour un appareil qui miniaturise une fonction à l'extrême. Au rendu, les limites existent, certes, mais l'effet est saisissant. Surtout que le démarrage est quasi-immédiat. Voir une image si grande sortir de cette petite chose posée sur un accoudoir de siège, cela fait son effet. A condition d'avoir fait le noir car la machine est encore avare sur les Lumens. Idem pour le contraste (1000:1 annoncés, bien moins en réalité) et la fluidité des mouvements en vidéo.

Les acheteurs potentiels doivent être avertis des limites du produit. Il ne faut pas attendre la lune de ce pico projecteur, qui ne vient pas concurrencer ses cousins de pleine taille. Tout d'abord, ses réglages sont limités à une seule fonction : la mise au point de l'objectif. Deux détails : la machine chauffe énormément et plus encore que pour tout autre projecteur, elle réclame un bout de mur bien propre, blanc et mat. Le minuscule haut-parleur intégré convient aux effets sonores Powerpoint ou au vidéos web montrées aux copains, pas plus. Le son est d'ailleurs un des problèmes essentiels de l'appareil. Comme il n'a qu'une entrée sous forme de mini-jack audio/vidéo, il a tendance à prendre son et image à la source qui le nourrit. Il coupe ainsi les autres sorties audio. Par exemple, sur un lecteur DVD portable, exemple typique de source adaptée, le son ne sort plus par le casque si l'on utilise le jack. On est donc obligé d'écouter par le projecteur et c'est bien dommage. On aurait également aimé trouver plus de connectique dans la boite. Mais des câbles pour iPod et mobiles Nokia existent en option. Le salut viendra certainement de modèles à source intégrée, avec mémoire flash ou dans un mobile. Patience, c'est pour bientôt, mais pas forcément chez Optoma.
J’achète : le concept d'image ultra portable, la facilité d'utilisation, le prix modéré
Je n’achète pas : les limites de connexion, la luminosité encore faible
| marque | Optoma |
| modèle | PK101 Pico |
| Prix (€) | 349 |
| Technologie de projection | DLP avec lampe LED |
| Durée de vie de la lampe | 20 000 heures |
| Contraste | 1000:1 |
| Alimentation | batterie rechargeable sur USB, 2 heures d'autonomie |
| Connectique | Jack 2.5 à 3 RCA |
| Taille dimage maximale | 0,15 ? 1,5m |
| Distance de projection | Min 0,25 - Max 2,6 |
| Dimensions (L x H x P) | 50 x 103 x 15 mm |
| Poids | 115 gr |
| Note | 3,5 |
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