La lassitude guette
Le jeu repose donc sur un système de mission, principales et secondaires, à l’image d’un Stalker. Si cela donne un peu de fraîcheur aux vieux mécanismes du FPS, le choix est mal exploité et l’on ne sait pas toujours où aller pour avancer dans l’histoire. Le scénario, qui débutait pourtant bien, en souffre considérablement.
Une fois un contrat en poche vient le plus gros défaut de Far Cry 2 : il faut se rendre jusqu’à la cible, agir, et revenir au point de départ. Malgré la présence de véhicules, ces trajets deviennent rapidement insupportables car émaillés de rencontres avec des soldats gardant des points de contrôle. Problème, ces endroits sont extrêmement nombreux et une fois « nettoyés », ils se repeuplent sans aucune raison. Rageant et surtout très lassant. Autre défaut à souligner, la nécessité de combattre la malaria qui vous atteint dès le début du jeu. Un élément inutile.
Heureusement, les bons points sont légions dans Far Cry 2. Malgré une intelligence artificielle limitée (vos opposants n’ont qu’une tactique, attaquer), les moyens d’actions sont variés : discret à l’aide d’un fusil à lunette, violent, en préférant le combat rapproché ou sauvage à l’aide d’un élément parfaitement exploité : le feu. Que ce soit avec un lance-flammes ou un cocktail Molotov, faire griller vos adversaires est assez simple, efficace et même plutôt « amusant ». Mais ici, l’expression jouer avec le feu prend tout son sens car le vent et les herbes sèches auront vite fait de retourner les flammes contre vous. Ingénieux. 
D’autre part, il est possible de se faire des amis dans cette Afrique, des mercenaires comme vous qui octroient des bonus de missions et viennent à votre secours.
Comme tout bon FPS qui se respecte, Far Cry 2 s’accompagne d’un mode multijoueurs sympathique mais absolument pas novateur : match à mort, capture des diamants, lutte de territoire, les modes de jeu online sont classiques mais réussis. Les cartes que nous avons essayé sont assez petites, engendrant des affrontements très nerveux. Ceux qui n’y trouvent pas leur bonheur peuvent même construire leur propre aire de jeu.
Avec une IA digne de ce nom et un scénario moins saucissonné par les incessants trajets, Far Cry 2 aurait été, comme son prédécesseur, proche de la perfection. Ce n’est malheureusement pas le cas, mais le titre d’Ubisoft, de par ses graphismes et quelques unes de ses caractéristiques vaut tout de même le détour. D’autant que sur PC, avec une configuration « moyenne », le jeu tourne très bien.
*Test réalisé sur un PC doté d’un processeur Intel Core 2 Duo E6600 (2,4 GHz), de 2 Go de RAM et d’une carte graphique GeForce 8800 GT.
J’achète : l’Afrique comme terrain de jeu, la gestion du feu, les graphismes somptueux
Je n’achète pas : les actions trop répétitives, l’intelligence artificielle qui porte bien son nom, l’énervement procuré par l’enrayement des armes et l’incessante malaria
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