La vocation première des platines Blu-Ray est bien évidemment de s’acquitter avec brio de la lecture des disques HD mais il en faut bien souvent plus pour séduire. Avec la BD-P1600, qui succède à la BD-P1500 sortie il y a un an (voir notre test), Samsung a tenté de répondre à ce besoin. Mais cette platine de salon n’excelle qu’avec des Blu-Ray.
Contrairement à la BD-P2500, le modèle haut de gamme du constructeur, la P1600 ne fait pas appel au chipset vidéo Reon de Silicon Optics. Résultat, le rendu des films sur Blu-Ray est bon mais pas spectaculaire. Face à notre étalon, la PS3 de Sony, la différence est minime, comme nous avons pu le constater avec les scènes les plus compliquées de Mission Impossible III. Avec la prisonnière du désert de John Ford, et notamment les clairs-obscurs du chapitre 20, cette Samsung est même en difficulté, l’image étant trop sombre. A l’inverse, la séquence d’ouverture de Cars offre un rendu impressionnant notamment au niveau des couleurs. A côté, la même image « vu » par la Playstation 3 paraît délavée. Pour terminer sur le chapitre Blu-Ray, signalons que la BD-P1600 s’est montré particulièrement véloce. Il lui a fallu 42 secondes pour lancer la lecture d’un disque et il n’y a pas ou peu de latence pour passer d’un chapitre à l’autre ou pour mettre le film en pause.
Compatible avec les CD, DVD et capable de lire du contenu à partir de son port USB, la BD-P1600 n’est pas franchement à l’aise avec la SD. La mise à l’échelle en 1080p (upscaling) engendre un résultat acceptable mais manquant de détails. Soulignons que le modèle testé est celui commercialisé aux Etats-Unis et qu’il est livré avec un accès vers les plateformes de streaming de Netflix et Pandora. Là encore, cette platine ne s’est pas montré des plus performantes.

Plutôt compacte, la BD-P1600 intègre deux port USB 2.0, sur lesquels on peut connecter un disque dur par exemple et qui sont également destinés à stocker les contenus téléchargeables avec le BD-Live. La connexion au Web peut également se faire en WiFi avec un dongle optionnel.
La navigation dans ce périphériques est assez rudimentaire. Dommage car le reste des menus est lisible et bien pensé même s’il manque l’explication des options. En appuyant sur la touche affichage pendant la lecture d’un film, une fenêtre s’ouvre sur le côté de l’écran en présentant de nombreuses informations (titre, chapitre, temps écoulé…). Et à chaque pause ou changement de chapitre, un petit compteur informe de l’avancée. La télécommande n’est pas aussi bien conçue avec quelques boutons trop petits (lecture, pause, menu), d’autres trop gros (réglages par exemple) et elle n’est pas rétroéclairée. En revanche, il est possible de programmer certaines touches.
Reste un choix étonnant de la part de Samsung, la conception de la face avant de cette BD-P1600. Le lecteur optique en lui même est caché derrière un panneau escamotable. Design certes, mais pas très pratique. Outre le fait qu’il ne faut pas oublier de le refermer, ce système proscrit l’utilisation d’une clé USB en façade car le panneau ne peut alors plus se replier.
La BD-P1600 aurait pu se placer haut dans la hiérarchie des platines Blu-Ray grâce à sa qualité d’image en HD et sa rapidité, d’autant qu’elle est plutôt abordable. Mais quelques incohérences et surtout un manque de performances avec les contenus SD ne lui permettent pas de se distinguer.
J’achète : qualité d’image HD, rapidité, menus bien pensés
Je n’achète pas : façade avant mal conçue, en difficulté avec la SD, télécommande à revoir
| marque | Samsung |
| modèle | BD-P1600 |
| Prix (€) | 250 |
| Supports compatibles | BD, CD, DVD |
| Formats compatibles | VC-1, MPEG2, H.264, Jpeg, Mp3, DivX SD |
| Codecs audio | Dolby Digital, Dolby Digital+, DD True HD, DTS, DTS HD, LPCM |
| Connectique | HDMI (1.3), YUV, composite, Ethernet, USB 2.0 x 2, sortie audio analogique et optique |
| Dimensions (L x H x P) | 430 x 54 x 209 mm |
| Poids | 2,2 kg |
| Note | 3/5 |
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