Annoncée en avril dernier, la version e-paper des Echos aura dû attendre ce mois de septembre pour devenir réelle. Philippe Jannet, directeur des éditions électronique du groupe, a donc pu, après des mois de développement, officialiser cette nouvelle offre du quotidien économique qui permettra « d'associer à la qualité de lecture du journal, les avantages de la mobilité, de l'instantanéité et de la richesse du contenu propre au web » selon le communiqué des Echos. Interrogé par lemondeinformatique.fr, le groupe n'a pas encore pu nous répondre quant au retard de ce lancement.
En termes de contenu, l'offre e-paper du groupe donne accès aux articles de la version papier et aux informations économiques mises à jour toutes les heures - de 4 à 21 heures. Outre le traitement propre à la publication, l'utilisateur pourra également consulter les dépêches AFP et des livres (de 800 à 1000 livres disponibles en téléchargement sur le site lesechos.fr) issus des catalogues Pearson Education, Nathan, Flammarion, Le Guide du Routard et M21.
Pour lire ces contenus, il faut bien évidemment disposer d'un lecteur adapté. Les personnes déjà équipées devront s'acquitter de 365 € par an (soit le prix de l'abonnement à la version Internet) pour y accéder. Les Echos proposent deux autres formules comprenant chacune un lecteur. La première offre, dite « Légèreté » (649 €), comprend un appareil conçu par Ganaxa, léger (176 g) mais faisant l'impasse sur le stylet et le WiFi - la mise à jour se fait alors par un câble USB relié au PC - au contraire de l'offre « Mobilité » (769 €) qui s'accompagne du lecteur Irex d'Iliad, doté d'une connexion réseau filaire. Cette seconde offre propose par ailleurs un accès à la librairie e-paper des Echos alors que « Légèreté » n'inclut « qu'un » livre. Mais une amélioration du reader Ganaxa est à l'étude pour donner accès à ces ouvrages en ligne.
Signalons que la deuxième année, la souscription pour ces deux services retombe à 365 €.
Un mode d'information encore en gestation
Outre les abonnements, c'est un modèle publicitaire qui doit permettre au groupe de financer le dispositif. Citroën, Eurostar et METEOR Networks se sont déjà engagés pour accompagner le lancement.
Quant au lectorat, 200 abonnés ont déjà souscrit à l'offre et les Echos visent les 2 000 utilisateurs pour la fin 2007.
Philippe Jannet, qui est également président du Groupement des éditeurs de services en ligne, a précisé que d'autres journaux pourraient rejoindre les Echos sur ce nouveau mode de lecture.
Premier de cordée, le quotidien économique tente un véritable pari tant les offres e-paper sont rares en Europe (le journal flamand De Tijd propose une version identique depuis un an), contrairement à celles proposées en Asie.
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L'e-paper des Echos disponible fin avril