Sharp et l'Institut japonais de recherches informatiques ont développé un dispositif visant à empêcher l'enregistrement de films en salles par l'intermédiaire d'un camescope ou d'un téléphone mobile, selon le quotidien économique nippon Nikkei. Cette arme anti-pirates utilise la lumière "proche infrarouge" pour rendre pénible le visionnage de tels enregistrements. Ainsi, des diodes situées derrière l'écran de projection diffusent des signaux invisibles à l'oeil nu. Ceux-ci se transforment en taches vertes et rouges sur la vidéo enregistrée illégalement. Ce dispositif pourrait équiper les salles de cinéma japonaises d'ici deux à trois ans.
Selon l'Association japonaise des producteurs de films, ce type d'enregistrement illégal engendrerait un manque à gagner de 10% pour l'industrie cinématographique nippone. Précisons que la captation vidéo en salles ne représente qu'une partie des films retrouvés illégalement sur Internet. Bien souvent, ces screeners sont de mauvaise qualité en audio comme vidéo. Il s'agit bien évidemment de films pas encore disponibles sur les galettes DVD et Blu-Ray, des supports très facile à pirater tout en conservant une très bonne qualité.
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