Utiliser les commandes au volant pour piloter son tout nouveau autoradio USB avec navigation intégrée est un casse tête insoluble. Les marques automobiles imposent leurs systèmes propriétaires. Ils empêchent les fabricants de car audio de profiter des avancées d’ergonomie des tableaux de bord. Pourquoi de telles impossibilités ? Existe-t-il des standards ? A quoi peuvent-ils servir ? Digital World a enquêté dans les habitacles.
Les constructeurs automobiles sont à la traine. Leurs offres de multimédia embarqué, à l’exception des systèmes GPS et des modèles haut de gamme, accusent deux ans de retard sur les postes achetés séparément du véhicule (seconde monte). Les fabricants d’autoradio, qui se sont diversifiés très tôt dans les fonctions vidéo, Bluetooth, connexion de baladeurs et autres, proposent des produits autrement plus attractifs.
L’origine de ce décalage tient à deux traits culturels cette industrie lourde. Le premier, c’est que les temps de développement, de tests et de vérification y sont très longs. « La création d’un véhicule peut prendre sept ans, explique Stéphane Amarger, directeur du Laboratoire de Télécommunications du Véhicule Hitachi (ICTL). Ils ont une culture de l’électronique, pas de l’informatique ».
Le second, c’est que le système multimédia embarqué (quand il est multimédia) est un élément de différenciation pour les marques automobiles. Chacune veut avoir son système propre, en faire une sous-marque et l’utiliser comme argument de vente. Même s’il est peu séduisant aux yeux du public technophile. Résultat, la voiture est conçue autour et il ne fonctionne pas avec la seconde monte, en particulier les commandes au volant. Les câbles d’alimentation et de micro qui pendouillent à travers les habitacles ont ainsi fleuri avec les GPS portables et les kits mains libres.
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