La coordination entre systèmes multimédia et informations propres au véhicule (ordinateur de bord, pression des pneus, caméras de recul, voire vision nocturne) est encore plus complexe et aujourd’hui quasi inexistante. Pour les fonctions les plus simples, des palliatifs existent. Ainsi, la plupart des docks iPod ou USB, comme la Box de Peugeot, fonctionnent comme des chargeurs CD, preuve du retard technologique des constructeurs qui se contentent de ce bricolage limité. Et ils ne sont pas prêts de changer de politique.
Au contraire, ils tendent à intégrer de grandes marques d’électronique dans leur marketing. Rehausser l’image d’un modèle en l’équipant avec du matériel hifi et car cinéma haut de gamme (Bose et Bang & Olufsen chez Audi, Mark Levinson chez Lexus, B&W chez Jaguar, Naim chez Bentley…) est une technique éprouvée. Mais Toyota va plus loin en proposant une planche de bord qui intègre (au sens fonctionnel comme esthétique) un GPS portable de chez TomTom sur ses Yaris et Auris. Ce recours aux marques leaders de leurs catégories témoigne d’un opportunisme croissant des constructeurs. Le marché de la seconde monte décline, attaqué par le développement de la première monte de qualité. Difficile d’imaginer comment des standards peuvent s’épanouir dans ces conditions.

Pourquoi le Bluetooth ne marche pas toujours
Pour le Bluetooth comme le reste, les utilisateurs sont la principale source d’erreurs. Selon une étude du groupement Bluetooth, 73% des personnes interrogées ont eu un problème lors de la première connexion. Dans la plupart des cas, ils confondent appairage et connexion, deux opérations séparées. « Ou ils entrent leur code de carte bancaire ou le PIN du téléphone au lieu de celui du périphérique », raconte Frédéric Albinet, chef de groupe marketing car kits chez Parrot. L’hétérogénéité des menus des téléphones mobiles n’aide pas. Mais dans certains cas, l’électronique est en cause. « Dans des environnements remplis de dispositifs Bluetooth, certains appareils n’arrivent pas à reconnaître le périphérique désiré, explique Frédéric Albinet. Dans les endroits saturés de Wi-Fi, les fonctions haut débit comme l’A2DP peuvent subir des coupures ». Enfin, il y a les erreurs d’implémentation. Elles proviennent d’une interaction mal gérée entre code et certains composants. Elles sont impossibles à tracer ou relier à un modèle. Serait-ce de la malchance ?
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