Technique de géolocalisation mixte pour téléphones portables, l’A-GPS fait appel à la fois aux satellites GPS et aux réseaux des opérateurs mobiles. Confortable et très rapide, elle n’est pourtant pas si répandue.
En vogue actuellement, la géolocalisation sur les téléphones mobiles ne se limite pas à la recherche de proximité. Au-delà de l’affichage du restaurant ou du cinéma le plus proche, des portables intègrent désormais des puces GPS (technique de positionnement par satellites) pour un repérage plus précis. Certains modèles sont également compatibles avec l’A-GPS (GPS assisté par le réseau de la téléphonie mobile), une technologie soutenue par deux promoteurs principaux, Alcatel et Global Locate. “Au départ, le GPS assisté a été conçu afin de combler des lacunes de la technologie GPS, analyse Ludovic Broquereau, directeur marketing de Maporama, fournisseur de services de localisation. Il s’agit notamment de réduire le délai de localisation de la position (le “time to first fix’’ en anglais).” En effet, le GPS doit capter les signaux de trois satellites différents pour déterminer la position. “A froid, cela peut prendre quelques dizaines de secondes lors du premier chargement, explique Ludovic Broquereau. Le principal bénéfice de l’A-GPS est de réduire ce temps fixe de chargement initial à quelques secondes grâce aux réseaux des opérateurs de téléphonie mobile.” En “coulisses”, les serveurs de l’opérateur surveillent ainsi en permanence la position des satellites. “Nous sommes passés d’un temps de localisation de quelques minutes à une durée de 10 à 20 secondes”, avance Xavier des Horts, directeur de la communication de Nokia France.
Assurer une meilleure réception
Un autre atout de l’AGPS réside dans ses performances en intérieur. Lorsque la réception des satellites en orbite n’est plus assurée (parking souterrain, tunnel ou intérieur d’un bâtiment), l’A-GPS prend le relais du GPS. “Cependant, la question de la couverture du réseau de l’opérateur se pose aussi dans ces lieux”, note Ludovic Broquereau. A l’heure actuelle, la concurrence menace l’A-GPS. “Depuis trois ans, les récepteurs GPS se sont améliorés significativement, si bien que les avantages apportés par l’A-GPS restent minces”, indique Ludovic Broquereau. Avant le CES (consumer electronics show) de Las Vegas, Sirf, le leader du marché des puces GPS, a annoncé la sortie d’un composant GPS dont le temps de positionnement initial sera de l’ordre de cinq secondes. Mais il risque d’augmenter le prix des téléphones. Entre coût et performance, “l’A-GPS offre pour l’instant un bon compromis”, souligne Xavier des Horts.
Des mobiles compatibles A-GPS
En France, des opérateurs de téléphonie mobile proposent à leurs clients l’accès à la technologie A-GPS (GPS assisté). C’est le cas d’Orange par exemple, dans son offre “GPS ”, à condition que l’utilisateur possède un téléphone compatible. Outre de nombreux PDA et smartphones (HP iPAQ hw6915, E-Ten X500 et HTC TyTN II par exemple), des constructeurs l’implantent dans leurs appareils, à l’image de Nokia. Au moyen d’une couche logicielle, les modèles N95, E90, 7110 navigator et N82 sont ainsi compatibles A-GPS et, en complément de l’opérateur, la marque finlandaise assure un service A-GPS à partir de serveurs basés en Europe.
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