OM : A l’opposé de formations plus ouvertement hip-hop, votre discours est positif. Quel est votre message ?
HP : Actuellement, je me retrouve dans des artistes comme Sanseverino ou Bénabar, même si musicalement cela n’a rien à voir avec le rap actuel médiatisé. A une certaine époque, nous pouvions nous retrouver dans des textes d’IAM ou sur l’album d’Akhenaton.
OM : Comment avez-vous procédé pour le choix des invités sur l’album ?
HP : C’est assez énorme d’avoir pu travailler avec des gens comme Omar. Il a fait ses voix et nous a tout envoyé par Internet. Pour les Procussions, ils tournaient dans notre région et ont écouté 73 Touches au studio. TLove, c’est une rappeuse américaine qui vit sur Paris. J’adore son album et c’était une démarche de fan de l’avoir, cela s’est fait assez naturellement. Internet a été un vecteur important dans le making of de l’album. Dajla qui est pourtant nantaise, nous a également envoyé ses fichiers via Internet. Chacun pouvait travailler dans son univers, à son rythme et apporter sa touche. Je m’occupais de l’ensemble.
OM : Comment entrevoyez-vous le futur d’Hocus Pocus ?
HP : J’espère que l’évolution et la réussite resteront progressives. Nous voulons durer, pas avoir la folie des grandeurs. Dans les 10 ans ? Le même développement que par le passé, alors nous serons contents et nous pourrons encore plus asseoir notre musique et notre style.
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