« Le prix a été un peu augmenté, mais cela ne remet absolument pas en cause le projet ». Maxime Lombardini, PDG d’Iliad, la maison mère de Free, garde le cap pour obtenir la 4e licence 3G et ne perd pas patience après un premier échec en 2007. Il y aura au moins un nouvel entrant sur le marché de la téléphonie mobile et le FAI est plus que jamais favori. La révision à la hausse du ticket d’entrée, annoncée en début de semaine par Luc Chatel, secrétaire d'Etat à l'Industrie, de 206 à 240 M€, n’a donc pas remis en cause la candidature de Free.
Face au lobbying des opérateurs actuels, prêts à aller devant la justice pour contester un tarif qu’ils décrivent comme inéquitable (ils avaient payé en leur temps 609 M€ mais avaient également eu des aménagements comme l’avait souligné l’UFC-Que choisir ), le PDG est resté serein, déclarant à Reuters que « ces arguments sont assez classiques. Quand vous venez faire concurrence à quelqu'un, il va trouver tous les arguments pour vous dire que vous n'avez pas le droit de venir ». Avant de provoquer. « Si on prend comme référence les prix [des abonnements de téléphonie mobile, NDLR] d'aujourd'hui, l'idée de diviser pratiquement par deux le montant moyen est quelque chose de raisonnable ».
Free, qui a fait sa réputation de FAI sur un abonnement sans engagement, au tarif jusqu’alors immuable de 29,90 € par mois, aimerait venir perturber l’écosystème de la téléphonie mobile. Mais aussi se prémunir contre les attaques des trois grands opérateurs qui ont aujourd’hui tous la possibilité de proposer des offres quadruple play (TV + Internet + téléphonie fixe et mobile). Bouygues Telecom ne s’est d’ailleurs pas privé de le faire. En stratège, Maxime Lombardini se dit peut-être que la meilleure défense est l’attaque.
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