La certitude de vouloir devenir photographe, Alain Dister l’a eue en 1966. Son premier objectif ? Partir aux Etats-Unis pour se “frotter à ce qui a donné corps au jazz et au
rock : les gens, la société, le paysage” et “là-bas, notamment en Californie”, il est “tombé dans le chaudron et l’aventure”. Les Beach Boys, Franck Zappa, Jimi Hendrix, de 67 à 82, il fut l’homme qui vit les hommes qu’on commençait à célébrer en demi-Dieu en France, notamment à Jazz Hot, qui créa Rock&Folk dans le but d’analyser et de surfer sur ce phénomène. Si, à la rentrée 2006, Alain Dister le photographe nous montrait la culture punk de 69 aux années rave avec Punk rockers et qu’à la rentrée 2007, Alain Dister le chroniqueur choisissait de nous compiler ses plus beaux souvenirs de rock’n’roll avec la réédition de Rock critic, Alain Dister l’homme n’est pas resté figé dans le rock. Il a arrêté de shooter ses idoles et toute autre rock star pour mieux se concentrer sur ses deux autres centres d’intérêt : les sujets de société et les paysages, ceux qui le maintiennent en mouvement, jeune plutôt qu’éternel ado, des projets plein la tête.
24/01/2012
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