Si vous recherchez un caméscope, vous n'avez que l'embarras du choix, avec près d'une centaine de modèles disponibles sur le marché. Voici donc quelques critères qui pourront vous être utiles au moment de décider de votre achat.
Si vous souhaitez pouvoir visionner au plus vite le résultat de vos talents de cameraman, il vous faut un appareil qui permette l'enregistrement sur DVD ou carte mémoire. Les séquences peuvent ainsi être réarrangées ou montées directement sur le caméscope. Ensuite, en branchant le caméscope à un téléviseur ou en insérant le DVD dans un lecteur, vous pouvez tout de suite présenter les vidéos de vos vacances. En revanche, les appareils qui utilisent des cassettes vidéo (comme les MiniDV ou Digital8) lisent obligatoirement les séquences dans l'ordre chronologique, y compris les images qui tremblent ou les scènes sans intérêt. Pour les supprimer, le cinéaste en herbe doit couper des passages, de préférence sur un ordinateur à l'aide de programmes comme Pinnacle Studio 9 ou Unlead Video Studio. Attention : si vous voulez archiver le film monté sans perdre de la qualité, il faut le repasser sur le caméscope. Celui-ci doit pour cela être doté d'une prise Firewire, qui accepte l'entrée DV. Le port USB permet de transférer des photos numériques, et même toutes sortes de données vidéo pour un caméscope numérique avec DVD.
L'objectif du caméscope constitue un critère de choix très important. On considère en général que plus il laisse pénétrer de lumière, meilleure est la qualité de l'image. Un objectif avec une ouverture de 1:1,8 laisse pénétrer davantage de lumière qu'avec 1:4 et permet donc d'obtenir de meilleures images. En cas de doute, on peut utiliser la formule suivante : plus l'ouverture de l'objectif est importante, meilleur c'est.
Un capteur d'image CCD (dispositif à couplage de charge) convertit les images en signaux électriques. Dans les appareils chers, à plus de 750 euros, les constructeurs intègrent trois CCD, un pour chaque couleur fondamentale : rouge, vert et bleu. Il en résulte une meilleure qualité d'image. En revanche, avec ce triple équipement, les appareils sont moins compacts.
Concernant le zoom, il faut faire la différence entre grossissement optique et numérique. Le premier est obtenu grâce au déplacement des lentilles, tandis que le second est un simple procédé électronique. Le zoom numérique produit une image de qualité de plus en plus médiocre. Le NV-GS35EG de Panasonic (environ 530 euros) récolte les lauriers sur ce point avec un grossissement optique par 30.
De plus en plus de caméscopes sont dotés d'une fonction appareil photo. Si les conditions lumineuses sont bonnes, l'utilisateur peut prendre une image de qualité acceptable. Les fonctions zoom d'un caméscope sont imbattables : aucun appareil photo n'atteint un grossissement par 20 ou 30.
La résolution est importante : les caméscopes qui donnent des photos de moins de 2 Mpx conviennent mal à la photo. Et même sur un tirage en 10 x 15 cm, les pixels sont nettement visibles. Cependant, des modèles performants comme le GZ-MC 500 de JVC atteignent une résolution d'image de 5 Mpx. Disposer de plus de pixels sur le capteur CCD ne garantit pas forcément une résolution plus importante de l'image vidéo, mais plutôt une amélioration de sa qualité. Le stabilisateur électronique d'image utilise les pixels supplémentaires pour compenser les tremblements de l'image. Avec un facteur de zoom supérieur à 10, les systèmes automatiques les plus éprouvés ont des difficultés et un pied est recommandé. Certains programmes informatiques comme Dynapel Steadyhand peuvent servir, après coup, à réduire les tremblements.
Si l'écran repliable fait partie des accessoires de base de tous les caméscopes, le viseur, lui, fait figure d'anachronisme. Et pourtant, loin s'en faut : les deux outils de visée ont leur utilité. L'écran permet un certain confort puisqu'il n'est plus besoin de coller son oeil au caméscope. De plus, on peut l'orienter pour filmer sous des angles inhabituels. Pour ses appareils de milieu et haut de gamme, Sony va jusqu'à intégrer l'écran au concept d'utilisation, grâce à la technologie Touchscreen. L'utilisateur commande l'appareil d'une simple pression du doigt sur la zone de l'affichage choisie, pour commencer un enregistrement ou modifier la configuration.
Le viseur présente d'autres avantages : en plein soleil, on voit mieux l'objet filmé qu'avec l'écran. Par ailleurs, il permet en général de régler plus finement la netteté et l'éclairage. Enfin, il consomme moins d'énergie.
Si vous voulez tourner et visionner des vidéos de façon simple, les modèles qui enregistrent sur DVD devraient vous intéresser. On peut déplacer ou couper des scènes directement sur le caméscope, même s'il est bien plus confortable d'utiliser pour le montage des logiciels sur PC ou Mac. La qualité d'image est bonne mais n'atteint pas celle des modèles MiniDV. Autre avantage des caméscopes DVD : on peut lire le disque immédiatement après l'enregistrement. Le DCR-RDV7 de Sony (compatible avec les formats DVDR/- Rw/+Rw, environ 720 euros) est l'un des modèles les plus abordables de cette catégorie. Le DZGX20E d'Hitachi, qui grave les films sur DVD-R et DVD-Ram, coûte en revanche dans les 1 000 euros, tout comme le VDR-M70EG de Panasonic (DVD-R/-Ram).
Ce supplément de pixels contribue aussi, dans certains cas, à la prise de vue en format 16/9, parce qu'il améliore la qualité de l'image. Il faut toutefois choisir entre le vrai et le pseudo format 16/9. La variante pseudo se contente d'intégrer deux bandes noires, au détriment de quelques lignes d'image et de la qualité. Bannissez vite ce genre d'appareil. Le vrai format 16/9, quant à lui, utilise des pixels du capteur CCD qui sont normalement réservés à la photographie. Il est facile de vérifier si un appareil est doté de l'option 16/9 : il suffit de passer du format 4/3 au 16/9. Si la largeur de l'image visée ne change pas, c'est que le caméscope ne fait que du pseudo 16/9.
Il vaut mieux que les débutants commencent avec un caméscope à cassette dans les 300 à 400 euros. Il offre de toute façon une bonne qualité de son et d'image. L'équipement se limite à l'essentiel, les réglages manuels ne sont en général pas possibles. Les MV800 de Canon (DV, environ 400 euros), le GR-D225E de JVC (DV, environ 350 euros) et le DCR-TRV270 de Sony (Digital8, environ 330 euros) sont des exemples typiques de cette gamme de caméscopes.
Les cinéastes amateurs les plus ambitieux souhaitent pouvoir effectuer la plupart des réglages manuellement. En outre, le caméscope doit avoir une bonne qualité d'image. Pour les modèles haut de gamme, les trois capteurs CCD permettent d'obtenir des images d'une très grande netteté. Avec le NV-GS75 EG de Panasonic, cette technologie est accessible dès 640 euros. Tous les appareils de ce type utilisent des cassettes MiniDV comme support d'enregistrement. Par ailleurs, ils sont le plus souvent dotés d'une fonction appareil photo et enregistrent aussi en format 16/9. Sony équipe même certains de ses modèles d'un micro d'ambiance 4 canaux : c'est notamment le cas pour le DCRHC1000, qui est pourvu de trois convertisseurs d'image CCD, et qui coûte environ 1 500 euros. A près de 2 300 euros, le XM2 de Canon fait, quant à lui, partie des appareils les plus chers du haut-de-gamme.
En plus de tourner des films, certains caméscopes permettent de prendre des photos avec une résolution pouvant atteindre 6 Mpx. Le caméscope sauvegarde les images sur une carte mémoire à part. Le GZ-MC 500 E de JVC (Compact Flash, environ 1 300 euros) et le DCR-PC 1000 de Sony (DV, 1 150 euros) entrent dans cette catégorie. Le prix du Duocam VP-D6550i (DV) de Samsung n'était encore pas disponible lors de la rédaction de cet article.
Les caméscopes comme le SV-AV100EG-S de Panasonic (carte SD, 1 100 euros), le Miniket VP-X110L de Samsung (mémoire Flash 512 Mo, 800 euros) ou le DCR-PC-55 de Sony (DV, 730 euros) sont des appareils petits et pratiques. Ces poids plumes tiennent dans la poche ou dans un sac à main.
Si la qualité de l'image est le critère par excellence et que le prix n'est pas un problème, seul un caméscope HD est envisageable. Ces appareils ont une définition qui est jusqu'à quatre fois plus élevée que pour les appareils Pal ordinaires. Le standard pour cette nouvelle dimension de la qualité s'appelle HDV : vidéo haute définition. La qualité a néanmoins un prix : le JY-HD10 de JVC (DV, HDV) coûte entre 4 600 et 5 000 euros, tandis que le HDRFX1 E (DV, HDV) de Sony avoisine les 3 400 euros. Si vous voulez visionner vos films au format HDV, vous devez avoir un téléviseur compatible avec le format HD et un lecteur adapté.
FICHE TECHNIQUE
| Nom |
DCR TRV 270 |
|
Cassette, format Digital8 |
| marque |
Sony |
| note |
0 |
| avis |
Camescope pour débutant |
| Typologie de matériel |
Numérique |
| Constructeurs |
Sony |
| Avantages |
Appareils et cassettes bon marché |
| Inconvénients |
Durée denregistrement courte en qualité optimale. |