Amsterdam est devenue la destination à la mode pour les touristes férus de haute technologie, du large bande et du tout optique.
La ville préfigure le réseau idéal sur lequel l'abonné a réellement le choix. Il permet la cohabitation de plusieurs opérateurs techniques et de plusieurs fournisseurs de services. Un exemple dont ferait bien de s'inspirer le régulateur français. Lancé en 2001, CityNet est un projet PPP (partenariat public privé) qui a réellement démarré en 2006, dans le quartier rénové de Zeeburg. Il aura du subir auparavant un tir de barrage systématique des opérateurs en place avant d'obtenir le feu vert du parlement néerlandais puis de Bruxelles.
Suite à un appel d'offres européen, la construction du réseau a été confiée au consortium constitué par l'entreprise de travaux publics BAM et le câblier Draka, sous l'autorité du propriétaire, la société mixte Glasvezelnet Amsterdam ou GNA. GNA regroupe la ville d'Amsterdam, des gestionnaires immobiliers et des investisseurs (dont la banque ING) à raison de trois tiers apportant chacun 6 millions d'euros, pour un financement total de 18 millions d'euros donc. BBned (Broadband Nederland), une filiale de Telecom Italia, a été choisi comme premier opérateur technique. Le réseau a une structure passive et ouverte. Il n'existe aucun équipement optoélectronique actif sur la liaison d'abonné, entre le point de raccordement et le boîtier de connexion constituant la prise. Chaque liaison est composée d'une paire de fibres continues de point à point correspondant à une architecture Ethernet-FTTH.
Photo : installation des fibres optiques dans les rues du quartier rénové de Zeeburg, à Amsterdam.
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