
Si vous souhaitez vous initier à moindre frais à la photo numérique ou si vous recherchez un appareil simple pour prendre des photossouvenirs de temps à autre, vous trouverez certainement votre bonheur parmi les entrées-de-gamme. Sur ces appareils, c'est le fonctionnement automatique qui se trouve privilégié. Les Anglais ont une expression parlante pour les désigner, ils les appellent des "Snap and Shot", littéralement "visez et déclenchez". Dans cette catégorie d'appareils, les caractéristiques s'expliquent avant tout par la nécessité d'obtenir un prix de vente abordable (à partir de 100 euros). On ne trouve donc ni capteur géant ni zoom exceptionnel ni fonctions professionnelles. Cela dit, pour l'usage auquel ils sont destinés, ces boîtiers donnent satisfaction. Ainsi, même si votre choix se porte sur un appareil dont le capteur a 3 millions de pixels, vous pourrez obtenir de bons tirages de 20 x 25 cm. Dans notre sélection des boîtiers d'entrée de gamme, cinq appareils permettent d'aller un peu au-delà avec leur capteur de 4 mégapixels. Cela dit, l'expérience montre que l'immense majorité des tirages ne dépassent pas le format des cartes postales. En fait, pour un usage courant, le principal avantage présenté par un grand nombre de pixels, c'est qu'il permet, en cas de besoin, de recadrer les photos.
Les trois modèles les moins chers (entre 100 et 150 euros), sont équipés d'objectifs à focale fixe de 35 ou 37 mm*. Tous les autres modèles ont un zoom 3x, à l'exception du PowerShot A510 de Canon, qui atteint 4x (environ 250 euros). Attention à ne pas confondre : il est bien question de zoom optique, et non pas de zoom numérique. Le zoom optique, qu'il soit réglé en grand-angle ou en téléobjectif, ne modifie pas le nombre de pixels de l'image, alors que le zoom numérique correspond en réalité à un agrandissement d'une partie de l'image qui se forme sur le capteur. La photo compte moins de détails que la même photo prise avec un zoom optique. Le résultat est comparable à celui que vous obtenez sur un ordinateur en recadrant votre photo et en l'agrandissant. Avec un zoom numérique 2x, vous avez sur la photo quatre fois moins de détails qu'avec un zoom optique...
C'est encore pour serrer les coûts que les fabricants ont doté ces appareils d'écrans petits : leurs diagonales mesurent de 1,5 à 1,8", autrement dit de 3,8 à 4,6 cm (voir encadré ci-dessous). C'est un point important, surtout pour les quatre modèles dépourvus de viseur optique. Avec eux, vous ne pourrez cadrer qu'à l'aide de l'écran, qui n'est pas orientable.
Si vous comptez réaliser des clips vidéo avec votre appareil, prudence : tous les modèles sont loin de se valoir de ce point de vue. Dans la catégorie des entrées-de-gamme, ceux de Samsung et de Sony se détachent nettement : ils enregistrent des séquences vidéo au format VGA (640 x 480 pixels) avec une cadence de 24 ou 30 images/s. Ces caractéristiques correspondent à celles d'une bonne image télévisée. En outre, ils prennent aussi le son. Avec les autres boîtiers, la cadence n'est que de 10 ou 15 images/ s, ou bien l'image est au format QVGA (320 x 240 pixels), ce qui est quatre fois plus petit que le VGA. Et, de plus, pour trois d'entre eux, les films sont muets.
De la même façon, si vous aimez les macrophotos, ne vous trompez pas d'appareil. L'EasyShare E300 de Kodak, avec sa focale fixe de 37 mm, a une mise au point minimale de 80 cm. A cette distance, pas question de faire un gros plan sur un papillon ou une violette. Le M22 de Hewlett-Packard fait un peu mieux, avec 20 cm. Mais trois autres appareils, le Camedia C-370 Zoom d'Olympus, le Coolpix 4600 de Nikon, et le Digimax A402 de Samsung, sont nettement plus indiqués pour les macros : leur mise au point minimale est inférieure à 5 cm.
Pour l'alimentation électrique de ces appareils d'entrée de gamme, les constructeurs ont retenu, sans surprise, la solution la plus économique. Tous, en effet, sont alimentés au moyen de deux piles ou accus au format AA. Canon et Nikon livrent leur appareil avec chargeur et accus au lithium-ion ; les autres, pour tirer leur prix encore plus vers le bas, se contentent de deux piles alcalines et ils proposent en option chargeur et accus. Tout compte fait, ce choix est intéressant, car le format AA est le plus répandu. On peut en effet se procurer des accus supplémentaires sans se ruiner, alors que les accus spéciaux qui équipent d'autres appareils sont bien plus chers. En outre, si l'on tombe en panne, à moins d'être en haute mer ou dans le désert, on peut se procurer très facilement deux piles alcalines pour se dépanner. Ce sont en effet les piles les plus courantes.
Reste la question du poids et de l'encombrement. De ce point de vue, bien qu'il s'agisse de petits boîtiers, les appareils diffèrent beaucoup : le M22 de Hewlett-Packard est deux fois moins volumineux que l'EasyShare 300 de Kodak, dont les dimensions restent cependant inférieures à celles d'un petit boîtier à pellicule APN. Et le poids non plus ne vous gênera pas : en ordre de marche, c'est-à-dire avec une carte mémoire et deux accus AA, ces appareils pèsent de 148 g (A402 de Samsung) à 238 g (PowerShot A510 de Canon). C'est dire que, dans tous les cas, vous pourrez les glisser dans votre poche. Bonnes photos !
FICHE TECHNIQUE
| Nom |
POWERSHOT A510 |
| marque |
Canon |
| note |
10 |
| Capteur |
3,2 Mpx |
| Poids avec accus |
238 g |
| Objectif (équivalent 35 mm) |
35-140 mm (4x) |
| Définition maximale |
2 048 x 1 536 |
| Clip vidéo, taille maxi (QVGA : 320 x 240 Pixels, et VGA : 640 x 480 Pixels) |
VGA à 10 images/s sonore |
| Carte mémoire |
SD |