Si vous recherchez un appareil discret, léger, pour photographier en toutes circonstances, vous ne serez pas déçu : les derniers compacts de poche sont si petits qu'il n'est pas souhaitable de miniaturiser davantage. Curieusement, d'ailleurs, c'est dans cette catégorie d'appareils de poche que l'on trouve les écrans les plus vastes. Le record est détenu par l'EasyShare One de Kodak, à peine plus grand qu'un jeu de 32 cartes, mais arborant un écran de 7,6 cm de diagonale. Ce dernier pivote en tous sens et sa surface est tactile.
Plus petit encore, l'Ixus 50 de Canon a les dimensions d'une carte de crédit (8,6 x 5,3 cm) et il est épais de 2 cm. C'est dire s'il trouve sa place dans la poche d'une chemise ou dans un sac à main. Quant au plus fin des appareils photo, le T7 de Sony, il ne dépasse le centimètre d'épaisseur que sur une petite partie de son boîtier où il atteint... 15mm! Pour que leurs appareils glissent mieux de la poche, d'autres constructeurs ont plus ou moins arrondi les angles des boîtiers, jusqu'à leur donner, comme Olympus avec son Mju Mini Digital S, la forme d'un galet. Signalons que ce boîtier, dit "tout temps", est protégé contre les éclaboussures, comme le M22 de HP. L'Optio WP de Pentax fait mieux encore, puisqu'il permet de prendre des photos et des vidéos sous l'eau (voir encadré ci-contre).
Toujours sous la main, dotés d'un minuscule flash, ces compacts sont prêts à servir en toute circonstance. Pour cette raison, comme les entrées-de-gamme, vous les utiliserez souvent en mode tout-automatique. Cadrez, déclenchez, et le tour est joué. Comme tous les modèles d'entrée de gamme, ils disposent aussi de modes scènes, qui sont autant de préréglages adaptés à des conditions d'éclairage difficiles : contre-jour, neige, coucher de soleil, feu d'artifice, panorama, etc. Certains, comme le Coolpix S1 de Nikon, proposent jusqu'à seize préréglages, dont un mode photo-sous-marine, que l'on retrouve sur l'Ixus 50 de Canon. Enfin, avec plusieurs des compacts, vous pouvez choisir de n'utiliser ni le mode automatique ni les préréglages, vous réglez alors vousmême la vitesse d'obturation, le diaphragme, la sensibilité du capteur, la distance de mise au point...
Dans ces appareils à peine gros comme un paquet de cigarettes, les constructeurs ont réuni un ensemble de dispositifs optiques et électroniques vraiment étonnant. Tous ont un flash intégré, un zoom avec position macrophoto, tous prennent des vidéos, le plus souvent au standard VGA et avec son. Plusieurs offrent une aide à la réalisation de photos panoramiques et permettent d'effectuer certaines opérations de montage vidéo à l'intérieur même de l'appareil : pour libérer de la place en mémoire, vous pouvez éliminer certains passages d'une séquence enregistrée.
Pour le traitement des photos, il faut signaler le procédé de contraste adaptatif que l'on trouve sur le Photosmart R717 de HP et sur le Coolpix S1 de Nikon. Ce dernier offre d'ailleurs deux autres fonctions remarquables. La première, appelée Best Shot, fournit une aide importante quand on risque de bouger pendant la prise de vue : l'appareil prend jusqu'à dix photos d'affilée et enregistre la meilleure. La seconde est un intervallomètre qui se charge de prendre autant de photos que l'on veut, espacées de 30 s, 1, 5, 10 ou 30 min.
S'il est pratique d'avoir toujours un appareil dans sa poche, il faut savoir aussi que, pour obtenir des dimensions si réduites, les constructeurs ont été contraints à des choix techniques. C'est ainsi que l'on ne trouve de viseur optique que sur quatre appareils, l'Ixus 50 de Canon, le Casio EX-Z750, le R717 de HP et le V700 de Samsung. Les autres vous obligeront, pour cadrer les photos, à utiliser l'écran situé au dos du boîtier. Sur l'EasyShare One de Kodak, ce n'est pas trop gênant, car, grâce à son écran articulé, vous pouvez cadrer tout en tenant, par exemple, l'appareil au-dessus de la tête, les bras tendus, ou au contraire au ras du sol. Mais sur les autres, l'écran n'est pas mobile, rendant difficiles certains angles de prises de vue.
Pour les mêmes raisons de faible encombrement, les constructeurs ne reprennent pas l'alimentation avec deux piles ou accus AA, ils utilisent des accus au lithiumion, plus petits mais aussi plus chers. Comptez, par exemple, une quarantaine d'euros pour la batterie de l'Ixus 50 de Canon, ou 80 euros pour celle du Cyber-Shot T7 de Sony
Reste la question de l'esthétique. Pour plusieurs d'entre eux, les constructeurs ont spécialement soigné le design. Certains, comme le Mju Mini d'Olympus, le S1 de Nikon, le V700 de Samsung, ou le T33 de Sony, se font en plusieurs couleurs. Il y en a vraiment pour tous les goûts.
FICHE TECHNIQUE
| Nom |
LUMIX DMC-FX8 |
| marque |
Panasonic |
| note |
10 |
| Capteur |
5 Mpx |
| Poids avec accus |
153 g |
| Définition maximale |
2 560 x 1 920 |
| Clip vidéo, taille maxi (QVGA : 320 x 240 Pixels, et VGA : 640 x 480 Pixels) |
VGA à 30 images/s sonore |
| Carte mémoire |
SD |
| Focale (équivalent 35 mm) |
35-105 mm (3x) |